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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 01:19

 

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Si le public connaît bien les dessinateurs et graveurs indépendants dont il peut lire les noms sur les timbres-poste et autres produits philatéliques, il ignore, la plupart du temps, les maîtres graveurs de l'imprimerie « Phil@poste-Boulazac » (« Atelier des Timbres-poste » de 1849 à 1975, « Imprimerie des Timbres-poste et des Valeurs Fiduciaires » de 1975 à 2006). En dehors des graveurs actuellement en poste à l'imprimerie : Elsa Catelin et Pierre Bara, les noms de ces artistes ne figurent pas régulièrement sur les timbres-poste. A l'imprimerie, une plaque en laiton rappelle ceux qui s'y sont succédés depuis 1880 :

 

Clamagirant (1880-1889),

Jean-Baptiste Lhomme (1885-1916),

Barberole (1890-1915),

Henriot (1903-1919),

Sylvain Guillemain (1904-1928),

Chevet (1919-1940),

Tilement (1920-1944),

André Frères (1928-1966),

Roger Fenneteaux (1943-1971),

Jean Miermont (1944-1973),

Claude Jumelet (1967-2005),

Guedron (1973-1977),

Jacky Larrivière (1972-2008).

 

Certains parmi eux, comme Clamagirant ou Chevet, restent dans l'ombre car peu, voire aucune, sources ne les mentionnent. Nous avons néanmoins choisi de rendre hommage, sous forme de plusieurs articles biographiques, à tous les graveurs de l'imprimerie pour lesquels nous disposons de documentation.

 

André Frères (1902-1977)

Né à Paris en 1902, André Frères entre à l'Atelier du Timbre, bd. Brune, à 24 ans. Son père était lui-même graveur et la légende familiale veut qu'on lui ai confié la gravure symbolique du dernier boulon de la tour Eiffel. Comme de nombreux graveurs de cette époque, il apprend son métier en réalisant des illustrations pour des périodiques ou ouvrages. Il pratique la gravure sur bois debout et s'impose rapidement dans la gravure en taille-douce et typographie. En 1928, le travail des graveurs de l'Atelier se limitait à retoucher les poinçons réalisés à l'extérieur par des artistes de renom. Ils gravaient les signatures, ne figurant jamais sur l'original livré par l'artiste et effectuaient de légères retouches, imposées par les essais d'impression. En 1951, il grave son premier timbre-poste : le "Blason de Franche-Comté", en typographie. Par la suite, il grave de nombreuses figurines en typographie et en taille-douce pour la France, Monaco, Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF), la Sarre et les colonies française. Il est l'auteur de la vignette d'essai de "Bernard Palissy", d'après une illustration du dictionnaire Larousse, et du Coq de Pierre Poulain, dont le type a été réservé aux timbres préoblitérés. La dernière gravure d'André Frères est le "Blason de Mont-de-Marsan", en 1966, l'année durant laquelle il quitte l'imprimerie.



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"Blason de Franche-Comté",

dessin de Robert Louis, gravure d'André Frères

typographie, 1951. © DR

 

 

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"Coq gaulois",

dessin de Pierre Poulain, gravure d'André Frères

typographie, 1953. © DR

 

 

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"Monnaie gauloise",

gravure d'André Frères

typographie, 1964. © DR

 

 

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Dernier timbre-poste gravé par André Frères,

dessiné par Mireille Louis,

"Blason de Mont-de-Marsan", 1966 © DR

 

 

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Published by Art du timbre gravé - dans Octobre 2011
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